L’affaire se Corse ? (9)

Reste la langue…

Surtout il faut éviter de dire que, la « langue » ressemble fortement au parlé du nord de l’Italie, comme le  Toscan.

Non le Corse est une langue différente, locale, une spécialité insulaire !

Donc exit ce maudit italien !

En Bretagne nous avons 4 dialectes (dont 3 sont assez proches : KLT)

Sur l’île de Beauté, même avec une population réduite,  les idiomes varient fortement

On ne cause pas pareil à Bonifacio, comme à Bastia ou à Sartène. Aussi les écoles doivent innover…

Mais on est en Corse, et le méchant colonialiste français a fait quelques concessions, mais il ne faut pas le dire.

Alors en 1988 on a  négocié et aménagé un CAPES sur mesure.

Ainsi à l’épreuve de l’examen de cette « langue » romane, aucune connaissance en latin n’est demandée, sous prétexte que c’est une langue morte  !

Itou pour l’italien aucune pratique de la langue de Dante n’est réclamée ( cela pourrait-il forcer les nouveaux diplômés à aller enseigner cette langue sur le continent ?)

On n’est jamais assez prudents

Pour l’épreuve pas de « thème » ou de « version » français-corse, mais on parle avec prudence de « traductions » 

Résultat le premier CAPES a lieu en 1991, avec des épreuves uniquement en… corse

C’est ainsi que l’on forme les enseignants

Le résultat dans les écoles, un désastre.

On pense en français bien sûr, mais on traduit en un charabia italo-franco-corse qui évidemment laisse dubitatifs les anciens. (c’est pire qu’en Bretagne, ce qui veut tout dire !)

Alors pour un « pays » de 300 000 habitants, même les congrès nationalistes se déroulent en français…