Les camarades cégétistes se réveillent en ne baîllant pas trop fort

Hier matin , à Carhaix , on pouvait voir les camarades cégétistes qui s'agitaient .

En effet , depuis quelques jours, c'est le reuz à la poste et il était temps que les camarades se mobilisassent .

J'ai ainsi discuté avec plusieurs d'entre eux, leur disant que je me réjouissaient de voir qu'ils bougeaient en-

fin leur gros cul , comme à l'usine chinoise de Synutra .

J'ai constaté que leur discours reste quand même plutôt modéré ; quant à leurs méthodes d'actions , ils me

semblaient se focaliser sur une pétition qu'ils faisaient signer à tour de bras  et qu'ils proposaient immédiatement

à tout le monde comme s'il s'agissait d'une condition sine qua non pour participer à la lutte .

J'ai expliqué posément que je n'en ferais rien car je ne croyais plus à ce genre d'actions et qu'il fallait, à mon

sens , privilégier des actions plus radicales , la pétitions restant, toujours à mon avis, le modus operandi des

gens qui ne se mouillent pas beaucoup et dont les responsables s'en foutent complètement en général .

On m'a écouté parfois avec politesse , mais avec suspicion aussi car je ne voulais pas me couler dans le

moule de la contestation  admissible . J'ai quand même réussi à avoir un entretien avec deux cégétistes un

peu plus évolués que les autres et qui comprenaient ma position .

Relisez vos classiques, camarades , et rappelez-vous ce que les anciens firent dans les années 60 notam-

ment : ils ne s'embarrassaient pas de pétitions ( de toute manière , ce ramassis d'analphabètes, comme au-

rait dit notre bon Macron,  auraient bien été incapables d'écrire quoi que ce soit , même pas de signer avec

une croix comme Jeanne d'Arc car ces mécréants n'allaient même pas à la sainte messe ) et faisaient des

actions quand même un peu plus énergiques et courageuses .

Autres temps autres moeurs : c'est aujourd'hui l'heure de la mollesse , du con sans suce  ( ah bon ? cela

ne s'écrit pas comme cela ? ) , de la réserve , du mobilisons-nous-camarades-mais-ne-faisons-pas-trop-de-

vagues-

Enfin, la majorité des cégétistes portaient des chasubles jaunes fluorescentes en plein jour : au cas où on

les aurait confondus avec des membres de la manif pour tous et de l'Institut de Locarn ou d'une matraque de

CRS ?   

Prof De Goermont